N°154 Août-septembre 2026 : Gagner en autonomie
DOSSIER Eau, matériaux, chaleur : les voies de l’autonomie
Reportages : Maison passive au fil de l’eau ; Une rénovation sans chantier. Enquête : Dans les coulisses de la ouate de cellulose. Rénover Basse consommation : inaccessible rêve ? ; Comment assurer en matière de réemploi. Cahiers pratiques : Une ouverture dans un mur en pisé ; Un tabouret en cellulose broyée.
Sommaire
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Nos lectures Les actus d'août 2026
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Reportage Toulouse à l’école du réemploi
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Reportage De paille locale et de plain-pied
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Cahier pratique Ouvrir un mur de refend en pisé
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Cahier pratique Du mobilier en pulpe de cellulose recyclée
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Nos lectures Le village facteur 4
Edito
Lors de l’épisode de canicule du mois de juin, la rédaction de la Maison écologique a vécu quelques heures chaudes. Et pour cause, dans ses bureaux, la température est montée jusqu’à 34,8°C. La faute à qui ! à un serveur informatique hyperactif qui utiliserait l’intelligence artificielle générative et dégagerait pour se faire une chaleur impossible à canaliser ? Que nenni. En plus de refuser d’utiliser pour produire son contenu une technologie en ligne dont le dernier rapport de juin 2026 de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Onu(1) explique qu’elle pourrait consommer 9 milliards de mètres cubes d’eau douce par an dès 2030 pour refroidir ses infrastructures de calcul et d’hébergement, les journalistes lui préfèrent le terrain et l’information vérifiée à la source. La faute à l’ouverture d’une fenêtre qui aurait laissé entrer l’air à 43°C qui planait sur la capitale bretonne ? Pas davantage. La faute aux surfaces vitrées qui auraient facilité l’arrivée des calories dans les bureaux. Bingo ! Parce qu’ici, les protections solaires sont inexistantes. Et ne songez pas à mettre du blanc de meudon ou une couverture de survie à l’extérieur des vitrages, ils sont inaccessibles. L’ironie voulant que cet immeuble rennais construit pour accueillir les acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire sur quatre étages et défiant toute logique bioclimatique a été construit en…. 2018(2). Oui, oui, 3 ans après les accords de Paris, et alors que les COP de Katowice, Madrid et Glasgow battaient leur plein pour rappeler l’urgence d’agir pour le climat. Il serait toutefois possible de lui reconnaitre l’absence de système de climatisation(3), mais force nous a été de constater que rien n’a non plus été prévu pour que nos usages nous permettent d’avoir prise sur la gestion de la chaleur. Outre les huisseries fixes à l’Est, la fermeture des portes des bureaux la nuit ajoutée à l’absence d’impostes en haut de murs ou au-dessus des portes interdit tout rafraîchissement nocturne. Sans parler du défaut de formation au boîtier individuel de commandes gérant la ventilation de nos espaces qui n’a jamais été promulguée. Un cocktail détonnant qui nous rappelle que les bouilloires thermiques sont encore plus nombreuses que les passoires dénuées de toute isolation et qu’avant de voir advenir la révolution de la rénovation, il va aussi nous falloir composer avec une dose d’adaptation. Une seule solution, bioclimatisons !
1. https://news.un.org/fr/story/2026/06/1158934
2. 2018 à 2021.
3. Et sa logique de refroidissement usant de fluides frigorigènes dont les fuites ont des potentiels de réchauffement climatiques catastrophiques.
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