N°152 Avril-mai 2026 : Bien choisir ses fenêtres
DOSSIER : Choisir ses fenêtres écolos
Reportages : Rénover en conservant la pierre et privilégiant l'autonomie en eau ; Dans leur maison ils ont renforcé l'inertie tous les étages ; Ils autoconsomment solaire en maison comme en appartement.
Enquêtes : L'écoconstruction à l’école de l’expérimentation ; C’en est terminé de l’électron bon marché.
Cahier pratique : Une finition chaux-plâtre-chanvre.
Sommaire
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Nos lectures Les actus d'avril 2026
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Cahier pratique Isoler des combles en botte de paille
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Cahier pratique Enduit chaux-plâtre et chanvre sur plaque de liège
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Nos lectures Enquête lecteurs : découvrez la tribu LME
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Nos lectures Petits Pas sur l’Énergie
Edito
Longue comme des fils sans fin, la longue pluie / Interminablement, à travers le jour gris, / Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris, / La longue pluie...
La pluie. Émile Verhaeren, poète de l’amour et de la révolte, la regardait déjà tomber derrière ses fenêtres à la fin du XIXe siècle depuis sa Belgique natale, puis sa région parisienne adoptive. Et vous ? L’avez-vous vue teinter l’horizon d’un voile translucide derrière le verre de vos huisseries ? Ne voyez pas dans cette dernière phrase une invitation à délaisser cet édito pour aller découvrir notre dossier dédié aux performances et matériaux à privilégier pour bien choisir ses fenêtres. Car, adulée par les eautonomes heureux de voir leur cuve de récupération de pluie se remplir, attendue par les maraîchers attentifs à la bonne croissance de leurs cultures, la pluie mérite d’être regardée, elle qui nous a rappelé cet hiver qu’elle était puissante et qu’elle demeurait la première source d’alimentation de nos cours d’eau.
Son omniprésence a aussi fait remonter à la surface la nécessité de prendre soin de nos sols, ainsi que d’anticiper enfin la montée des eaux. Submersion, inondation, crue, imperméabilité des sols, canalisation hasardeuse de cours d’eau, élévation du niveau de la mer ; le désastre aquatique vécu par celles et ceux qui ont vu leur logement envahi par l’or bleu devenu boueux s’est finalement nourri de ces différentes réalités, toutes exacerbées par l’augmentation des aléas liés au dérèglement climatique. Tout comme le cheminement vers l’édification d’une maison écologique demande à son écoconstructeur·rice de s’immerger et s’acculturer au comportement physique et à la nature des matériaux qu’il ou elle utilisera, il est temps que tout citoyen soit sensibilisé à la subtilité du réseau hydrographique de nos territoires. Des rus, zones humides, lacs et étangs naturels aux fleuves grondant.
En s’y intéressant, le combat pour la préservation des zones humides face aux constructions débridées, pour le recours à des fondations peu ou pas invasives, pour le choix du laisser-faire parfois nécessaire face à la transformation du trait de côte qui menace les habitations se renforcera naturellement. La relation à la plus précieuse des ressources de la planète en ressortira grandie. La famille des citoyens bien décidés à prendre soin de la terre, aussi.
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